Vendredi 13 novembre 2015

130 victimes .

Tour eiffel tricolore


Une pensée de Tel Aviv. Paix et prières pour les victimes.

 Voilà ci-dessous l'image que les medias n'ont pas jugé bon de montrer ou ont attribué à l'Espagne. Mairie de tel Aviv illuminée aux couleurs de la France. Sur cette place Rabin on a aussi chanté la Marseillaise et crié "je suis la France".

  Mairie de tel aviv

Coucou les amis, 

juste pour vous dire que je pense bien à vous, aux parisiens, aux français.
j'espère que tout le monde se porte bien dans votre entourage, 
c'est terrible, il n'y a pas de mots nous sommes tous sous le choc
 
pensons aux victimes du terrorisme partout dans le monde, n'oublions pas les victimes de Beyrouth la veille, toutes les victimes en Syrie et malheureusement dans beaucoup d'autres endroits dans le monde.
 
 
Ce ne sont pas juste des parisiens, juste des jeunes, juste des français, juste des amateurs de bonne bouffe, de rock ou de foot qui ont été visés, ce sont les valeurs que nous portons tous, la vie, la liberté, au delà de Paris, au delà de la France ou de l'Europe que l'on cherche à détruire...
 
 
Il ne faut pas avoir peur,
 
Désormais il est évident pour tout le monde (si ce n'était pas déjà le cas avant...) qu'il n'y a pas de négociation avec les terroristes, il faut juste les combattre
 
 
ce sont des fous,  il n'y a aucun lien avec le "vrai" Islam, ces gens ne sont pas des musulmans
 
c'est sans doute des banalités, mais c'est un peu difficile pour moi de ne pas être à Paris avec vous.
 
je pense fort à tout le monde, 
 
des bisous, נשות,שלום :)
 
paix pour les victimes
 
-Clara-
French boycott 1
        French boycott. B.D.S.

  [Ce texte - déchirant mais pudique - circule en ce moment sur le Web. J'ignore qui l'a traduit en français. L'ami qui me l'a adressé n'a pu me le préciser. Il suffit que nous l'ayons. Il faut le lire et le relire, à en avoir mal à l'âme, et le semer à tous vents pour que d'autres femmes, d'autres hommes – si c'est encore possible – aient honte de ce qu'endurent ces Juifs qui vivent et meurent - souvent avant d'avoir eu le temps de vieillir - en Eretz Israël.]

Être Israélien.
Allumer la télévision la nuit et voir qu'au lieu de "Rambo 3" on diffuse un film d'horreur local dont nous sommes tous les acteurs.
Espérer qu'il n'y ait personne que tu connaisses, être content qu'il n'y ait personne que tu connaisses, avoir honte d'avoir été content.
Continuer de regarder l'écran même si tu sais exactement quelle sera la prochaine image.
Dire : "Il y a deux semaines j'étais exactement au même endroit, c'est incroyable !".
Sentir que tu y as échappé, alors que tu n'es même pas passé près.
Faire un tour dans la maison à deux heures du matin, regarder en silence les enfants qui dorment. Et penser que comme ça, sous les couvertures, ils ont soudain l'air, à nouveau, si petits.

Être Israélien.
Savoir que quelque chose s'est passé, en fonction des chansons à la radio.
Te faire la remarque que c'est justement pendant les attentats qu'il y a les chansons les plus belles.
Comprendre que quand le journaliste dit "Il y a des blessés", il veut dire en fait qu'il y a des morts, et que "état désespéré" signifie "lutte pour sa vie".
Te demander ce que cela veut dire exactement "victimes en état de choc" et comprendre tout seul, après quelques secondes de réflexion.
Téléphoner à la famille, même tard, et demander si ça va, juste comme ça.
Aller au centre commercial comme si tu allais en "Milouim" et aller en "Milouim" comme si tu allais à la guerre. [milouim = période militaire]
Dire : "Si j'avais un minimum de cervelle, je partirais en Australie" mais ne pas en avoir l'intention sérieusement.
Se disputer un peu plus avec celui ou celle avec qui tu vis, mais ne pas t'avouer à toi-même que c'est à cause de la tension.

Être Israélien.
Dire : "Il faut leur rentrer dedans", sans savoir dans qui exactement.
Dire : "Ca ne peut pas continuer comme ça", mais craindre que c'est peut-être exactement comme ça que ça va continuer.
Dire : "Il faut leur reprendre Gaza", juste pour t'entendre le dire.
Comprendre qu'il n'y a pas de solution simple, mais espérer malgré tout qu'il y en a une.
Écouter des émissions radio où des gens appellent et disent des choses horribles, penser que cela montre à quel point nous avons dégringolé, et toi aussi avoir un peu envie d'appeler.
Te souvenir que tu as déjà fait confiance à trop de dirigeants qui t'ont déçu, mais te persuader qu'il y a encore peut-être quelqu'un.
Te dire que le temps est arrivé d'écrire un testament, mais ne pas le faire.

Être Israélien.
Ressentir en pleine journée une fatigue inexplicable, qui commence dans les épaules et qui descend le long de la colonne vertébrale.
Ne pas être religieux et se demander ce qu'il en est de Dieu, ou religieux et se demander ce qu'il en est de l'armée. Dire : "les accidents de la route font plus de morts", mais ne pas être sûr que ça soit encore vrai.
Faire le compte : après Jérusalem et Haïfa, bien sûr arrivera le tour de Tel Aviv.
Être en colère quand on dit "attentat rusé", parce que même ce compliment, ils ne le méritent pas.
Rencontrer un ami qui te demande si tu as entendu que Georges Harrison est mort et penser qu'il débarque de la lune.
Savoir, de manière claire et paralysante, que dans un jour, maximum deux, il s'avérera que tu connaissais quelqu'un qui est mort. Et sinon, quelqu'un qui connaissait quelqu'un...

Être Israélien.
Dire: "Moi j'vais bien. Le pays, lui, est dans la m….".
Commencer des phrases par les mots : "Mis à part la situation...".
Annuler des voyages parce que ce n'est pas le moment, et puis voyager quand même parce que m….. après tout.
Se souvenir, sans savoir pourquoi, de Rabin.
Découvrir que tu n'as jamais parlé de la guerre à ton fils et te jurer que tu trouveras le temps de le faire.
Vouloir aller voir le dernier film israélien dont tout le monde parle, parce que c'est quelque chose d'israélien.
Manger un peu plus que d'habitude, se lever tard et puis courir.
Remarquer que tout le monde raconte des blagues, ces derniers temps.
Savoir que tout cela veut dire quelque chose, mais sans être sûr de savoir quoi.

Être Israélien.
Sentir que le pays te dépasse.
Échanger des phrases connues avec des gens que tu ne connais pas, écouter des phrases que tu ne connaissais pas dans la bouche de gens que tu pensais bien connaître.
Entendre le premier ministre parler de "la force d'endurer et de résister", et comprendre avec retard que c'est de toi qu'il s'agit.
Te consoler en te disant que cette année, au moins, il pleut.
Te tenir debout à côté de la fenêtre avec un verre de thé et penser, pour la première fois depuis des années, à quel point il est beau, de la part de Dieu, de nettoyer comme cela le monde.
Accepter de recevoir des chèques à paiement différé, parce que cela aussi est en rapport avec la situation.
S'asseoir, pendant la nuit, face aux factures et décider qu'il faudra se serrer la ceinture.
Regarder des photos plutôt que lire le journal.

Être Israélien.
C'est aussi de savoir que l'on ne nous aime pas et prétendre que cela nous est égal.

Être Israélien.
Être quelqu'un d'un peu meilleur que ce que tu pensais être capable d'être.

Texte original en hébreu sur le site de Ma'ariv : images.maariv.co.il/cache/cachearchive/07122001/ART219626.html

Le site Morim (d'étude de l'hébreu) nous donne la version intégrale de ce texte en hébreu accentué, et sa version sonore.
www.morim.com/israeli.wma

 
Etre juif en France bientôt?
on y est presque!! 
 
 
-Clara.
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