Kouba et, à El Biar, le balcon St Raphael.

Nous l'avons trouvé !

 Après l'avoir beaucoup cherché. Ce petit jardin à El Biar, banlieue d' Alger, est avec le 44 rue Thiers à Constantine un des deux lieux en Algérie dont ma corbeille à souvenirs contient le plus de petites madeleines. Constantine mon enfance, le vert paradis des amours enfantines et, à Alger, El biar et le jardin St  Raphael, la naissance de mes deux enfants et ma vie de jeune maman " agrégative" penchée aussi sur mes dictionnaires Felix Gaffiot et A. Bailly, avec la présence de ma mère toujours dévouée, hélas prématurément disparue.

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C"est sur ce banc de pierre que s'asseyait ma mère avec la poussette et les bébés. Adam, le petit fils de notre hôtesse me tient compagnie. Les écoliers sont en vacances.

Zina a enfin découvert, grâce à son portable, une "amie" "cousine" d'une "cousine d' Hamida" Fatima Zorha B. qui habite une  grande belle villa "Art Déco" des années 1920-30 à El Biar et connaît très bien le Jardin St Raphael. Curieusement ce superbe jardin belvédère, fermé d'une grille avec un gardien à l'entrée, réservé aux initiés, n'a pas été débaptisé. ( oui il l'a été mais je l'ignorais alors).

Dimanche 23 Mars 2014. Dernier jour à Alger et je tiens à retrouver l'immeuble de notre petit appartement  83 bd Gallieni à El Biar où nous avons vécu 3 ans, la clinique Solal rue Claude Debussy où sont nés mes 2 enfants et le jardin belvédère où mon fils  a fait ses premiers pas avec ma mère et moi. Ma fille n'avait pas 7 mois quand nous sommes partis.
Et grâce à mon amie Zina, sa disponibilité, son endurance et sa patience au volant dans des embouteillages infernaux, j'ai tout retrouvé.

KOUBA
Et d'abord nous avons fait une station à Kouba, quartier populaire où Zina savait trouver à un prix modeste les lofah auxquelles je tenais. Toute la famille m'avait recommandé d'en rapporter.
  

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Voilà les lofah et même un vieux monsieur en burnous blanc comme on n'en voit plus à Alger.

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 Les petites cuvettes multicolores au premier plan sur le cliché du centre. Elles envahissent aussi les salles de bains privées. J'en ai vues partout.

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  Le drapeau est en l'honneur de l'équipe de foot !

 A Kouba, à Dubai Market,- Dubai est de tous les marchés même à Constantine- on trouve  tout, y compris les petites cuvettes en plastique qui ont au bain maure remplacé les tassas en cuivre de jadis. J'en ai acquis 3, une bleue, une verte, une rose qui n'auront pas vraiment leur place dans ma salle de bains.

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Merinos ! Tapis modernes sortis d'usine. Les tapis traditionnels faits main en laine de mouton (pas mérinos!) ont disparu.

 Le marché de la matinée plie bagage au milieu des détritus ! Véhicules très modernes. Les cigognes sur les toits et les" bourricots" des marchés de jadis ont disparu. Un demi- siècle est passé et le " horse power"  avec le pétrole bon marché  a supplanté cheval, mulet et âne.

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 Après un marché ! Monticule de déchets impressionnant au fond à gauche !

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 Fèves, artichauts, petits pois, légumes frais de saison en Algérie avec lesquels ma grand' mère à Constantine faisait avec " l'agneau pascal " du sacrifice et de très épaisses  galettes de pain azyme de la "fabrique Zarka" la soupe traditionnelle du soir de Pessah : petits pois , fèves, têtes d' artichauts,  agneau, herbes et aromates et, à la fin de la cuisson, galette de pain azyme grossièrement pilée. La préparation de ces légumes mobilisait toutes les mains des femmes et enfants de la maison ( pour écosser les kg de fèves et petits pois, les convives étant toujours nombreux autour de la table de fête). Pour les têtes d'artichauts, seule grand'mère en experte, après effeuillage les vidait de leur foin.

Cette fête, agraire à l'origine, célèbre à l'équinoxe de printemps (et nous y sommes) la sortie d'Egypte du peuple juif réduit en esclavage. Et les "prémices", premier fruits de la terre et premiers nés des troupeaux étaient présentés en offrande à Dieu. Cette soupe  est le symbole à la fois de ces rites agraires primitifs des prémices en offrande et de l'histoire du peuple juif qui, menacé de mort, a fui en hâte l'Egypte sans avoir eu le temps de faire lever (azyme) son pain.
Donc double symbolisme de la soupe traditionnelle le soir de la Pâque chez mes grands parents à Constantine : rite agraire de l'équinoxe de printemps avec les prémices (fruits de la terre et agneau) en offrande et Histoire mythe fondateur du peuple juif libéré de l'esclavage en Egypte.



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    Puis achat de crevettes (15 € kg !) chez un marchand ambulant de poissons. A Alger, au bord de la mer, l'étal est plus varié qu'à Constantine et les poissons sont  frais, mais la pêche n'est pas miraculeuse : quelques dorades grises, rougets grondins, quelques pageots, 1 petit casier de calmars, 1 de merlans, 1 de crevettes, 1 de sardines. Les pêcheurs se plaignent.
 
  Ensuite petit tour dans une pâtisserie orientale. J'avais tellement envie de manger un beignet chaud, comme ceux de mon  enfance ! Zina n'était pas d'accord parce que Fahima devait venir nous en faire à la maison l'après- midi mais j'ai passé outre et je n'en ai que mieux apprécié par comparaison ceux tout chauds, plus moelleux à l'intérieur et plus croustillants à l'extérieur de notre amie Fahima.

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 Des makrouds et des zlabias dans la boutique de Kouba.

 

Beigets arabes 2 avec jeric 
Géric à Bougie en 2005 dans le miroir de la boutique du "tunisien", le marchand de beignets : "sfindge".
 

Géric m'écrit le 04 04 2017 :   Suis allé sur le site de Claude.

 

( je me suis même vu, prenant la photo chez le « Tunisien » petit fils de l’ancien de la Place de la Poste, à Bougie.

ils ne sont plus tunisiens depuis plusieurs générations mais ils sont tj dénommés les Tunisiens – à ce propos,

ils sont tous originaires de Sidi Bou Saïd et ils se connaissent tous entre eux,

ex : à Palavas les Flots où Hervé m’avait amené déguster des beignets, on lui a parlé de celui de Nice – derrière chez mes Parents –

eh bien, il le connaissait décrivant le lieu etc … c’est une maffia ! )

 

Je me suis régalé, passant de Souccoth à Alger et Constantine 2014 voire le Parc Pauline avec ses immigrés agressifs !!!

 

c’est bon à siroter comme un thé à la menthe avec quelques zlabias ou phtaïra ( sfindge en tunisien ), on passe d’un sujet à l’autre,

c’est court comme une gorgée et on passe à une autre gorgée….

 

c’est très agréable et émouvant à la fois, (j’en avais eu déjà des « avant-premières » - des  ‘lancements’ lors de mes passages chez Vous), mais là

sur le site, très clair, c’est un plaisir –que dis-je un bonheur !

Bravo encore Claude !…

 

Rhemsarlik ! ( pour faire couleur locale )

 

Géric

 



Beignets sans jeric
 Photos de Géric chez le "tunisien" de Bougie.

 Ci-dessous :
 Le salon de coiffure dans lequel Zina a travaillé de 1989 à 2009 au pied d'une grosse barre d'immeuble et la boutique d'optique où sa fille Hind a exercé avant son mariage se trouvent sur les hauteurs dans  la cité Ben Omar de Kouba construite en 1958. Dans ce quartier populaire devenu le fief des "frèrots" (sic) pendant la "décennie noire", les clientes du salon ont beaucoup souffert des agressions verbales. Elles arrivaient en larmes chez Zina. La misère est un terreau fertile pour le fanatisme et la misogynie !
 Plus bas jadis quartier européen, on trouve de belles villas restaurées.

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Le salon de coiffure est devenu un fast food

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Le jeune nouvel opticien.

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 J'ai été amusée par ce miroir gravé d'une tour Eiffel que j'ai à Paris quotidiennement sous les yeux grandeur nature.

  Et enfin El Biar !
 
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 Traduit et adapté de l'arabe plus guttural, la rue Balzac a conservé son nom ! Le jardin St Raphael aussi mais je ne l'ai pas vu écrit ! Souvent les noms anciens sont encore utilisés. La transmission orale a fait de la rue Rouhault de Fleury, la rue "Roll" à Constantine, la rue Fourchault engloutie sous la boue est "rue Fourchou " pour ce qu'il en reste !

  Belles villas fleuries de l'époque coloniale "Art Déco" des années 1920-30. La construction moderne de cette époque "Art Déco" de l'entre-deux guerre fut très prolifique en Algérie, soutenue par l'implantation de succursales d'entreprises de construction française.
  Quartier des ambassades et des apparatchiks (Zorha Driff, Bouteflika...).Quartier préservé donc. L'ambassade de Belgique jouxte la belle villa dans laquelle nous serons accueillies. L'Ambassade de France est à Hydra, voisin. Quel contraste avec les H.L.M. et le béton que nous venons de quitter à Kouba où il n'y a pas de place pour laisser exploser le printemps.

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 Nous y sommes enfin !


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 Du jasmin ! Et quel parfum ! Avec le petit Adam dans un nouvel Eden.


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  Notre hôtesse et le petit Adam nous offrent des citrons.




L'Eden? J'ai toujours rêvé d'un jardin à El Biar quand nous y habitions un modeste appartement sur le déjà très bruyant boulevard Gallieni dans un petit immeuble des années 1930.

Au temps où le faubourg d'El Biar était la campagne éloignée de la ville.
Le grand- oncle de Jacques, Isidore Sinigo,  possédait à El Biar une modeste villa sans style avec la même exposition et la même vue superbe que le balcon St Raphael. Il l'avait acquise au tout début du XXème siècle, avant le développement de l'auto et des transports en commun et la construction des belles villas des années 1920-1930.  En 1934, cette maison loin du centre était encore une maison de campagne, une "résidence d'été" pour fuir la chaleur de la rue Fourchault à Bab el oued où il habitait. Isidore en fera sa résidence principale à sa retraite quand son fils aîné occupera l'appartement de la rue Fourchault après son mariage. En 1958 nous allions encore  rendre visite à ce très vieil oncle et à son épouse et je rêvais sur le petit jardin potager fleuri, extraordinaire belvédère sur la baie d'Alger.

La tortue d'Adam. Dans ma petite enfance, à Oujda, elles étaient nombreuses dans nos jardins. Je me souviens en avoir trouvées égarées sur mon chemin, même de toutes petites, à peine sorties de l'oeuf.
Avec Adam mis en confiance je visiterai ensuite le bain maure privé de la villa et il me montrera les vêtements préparés pour lui et sa petite soeur Nour pour un mariage.


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       En 1928, le balcon Saint- Raphaël ouvre ses portes pour la première fois au public. Lors de l'inauguration le maire Brunel expliqua  le choix du nom de ce belvédère par la légende biblique de Tobie  que saint Raphael par ses conseils  aida à recouvrer la vue. Don précieux pour admirer le superbe  panorama sur la baie d'Alger et les montagnes de Kabylie du haut de cette falaise. Un dernier regard sur le jardin de cette villa et ensuite redécouverte pélerinage du jardin dit " Balcon ST RAPHAEL" seul instant d'émotion vraie de mon séjour, avec p.ê. la petite fenêtre intacte du 44 rue Thiers à Constantine de mon enfance. Là seulement le temps semble s'être arrêté. Le jardin n'a pas changé pas même de nom** ! **N.B. Avril 2015. Oui ce nouveau nom existe balcon Ezzahira mais, à ma connaissance, il n'est pas encore utilisé couramment.

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n haut d'une côte au milieu d'une végétation luxuriante. Jadis des autos n'encombraient pas ce chemin ! Chemin Vidal? Poirson?
Une porte ferme le jardin surveillé par un gardien.

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 Au bout de la petite allée du jardin St Raphael, je cours à la balustrade toujours présente dans mon souvenir.

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  Et de la balustrade magnifique belvédère sur la mer. Au fond, dans la brume de printemps, on distingue le monument tripode de la Révolution et des Martyrs.

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Vue imprenable sur la baie.
 
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Dans la brume, sous les nuages avec
zoom mars 2014

  Monument de la revolution alger

Photo Claude Pernice ciel  d'été Août 2010. le monument de près.


 Le Memorial des Martyrs que je n'aurai pas le temps de visiter. Inauguré par Chadli en 1982, il est l'un des édifices emblèmatiques de la Ville après l'Indépendance. Les 3 palmes en béton évoquent les révolutions agraire, industrielle et culturelle. Le Musée du Moudjahid est sous le Mémorial.


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 Le jardin n'est pas grand. Peu fréquenté parce que peu connu, isolé et fermé. De plus les habitants des villas de ce quartier privilégié ont tous des jardins souvent avec vue sur la baie.
Les bancs de pierre sans dossier ( des dalles très épaisses posées sur des supports en pierre sculptée) tout le long de l'allée ont disparu et ce lieu n'est plus qu'un lieu de promenade et non comme jadis un petit square plein d'enfants, mais il est préservé et bien entretenu. La végétation est plus dense et des buis bien taillés ont pris la place des 2 marches qui, à intervalle régulier, menaient à la petite allée. 

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Nous n'avons rencontré que le gardien et un jeune beau couple  qui m'a souri. Adam s'est glissé pour la photo mais on ne voit que le haut de sa tête.


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  Adam, Zorha et Zina sur un vieux banc près de la sortie.

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Adam grimpe sur le vieux banc de pierre. Je voulais photographier les arbres somptueux derrière le banc mais, distraite par l'enfant, j'ai flanché.

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  La baie d'Alger sous un ciel couvert !  Nous avons subi bien des embouteillages pour atteindre ce petit paradis protégé.
 
  En redescendant vers le très long bd ex Gallieni aujourd'hui Bougara et l'enfer de la circulation, j'ai fini par reconnaître, depuis l'auto en marche, le petit immeuble où nous avons vécu et dont j'avais oublié le numéro. Peut-être le 243*** ? De toute façon les grands immeubles se sont multipliés, le garage en face, la très ancienne station Shell à côté qui devaient me servir de repères et les terrains vagues ont disparu et le 243 ne pouvait plus être le 243, contrairemant à Constantine où le 44 est toujours 44 parce qu'on n'avait pas pu construire davantage sur le bord du ravin ! mais Zina un peu énervée par les embouteillages s'entêtait à chercher un 243*** !
 A vrai dire tout a tellement changè autour. Beaucoup de constructions ont modifié le paysage et soudain un curieux sentiment de déjà-vu me poussa à demander à Zina de s'arrêter sur le trottoir. L'immeuble décrépi a beaucoup vieilli. Curieux cheminement de la mémoire et reconstruction du passé ! J'ai d'abord reconnu l'immeuble contigu avec ses petites terrasses couvertes. La terrasse décalée sur laquelle j'avais une vue plongeante est maintenant fermée d'un vitrage mais je me souvenais avoir échangé un peu avec cette voisine qui étendait là et je n'ai qu'ensuite reconnu l'immeuble où nous habitions. Sur la photo ci-dessous datée de 1957 environ avec Jac au balcon, on distingue bien la petite terrasse où la jeune maman étendait chaque jour les langes des bébés. Les couches culottes jetables n'existaient pas.

                                                                                         Ci- dessous 1958 Jac au balcon du 2ème étage sur lequel s'ouvrait notre chambre.  

*** je découvre ce matin 14 03 2017 sur une enveloppe en triant du vieux courrier adressé à mon père qu'il s'agit du 83 bd Galliéni.
El biar jac au balcon 1955
                                                                           Ci- dessous, 56 ans plus tard, Mars 2014, les terrasses à droite sont fermées.
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Du 2ème étage, j'avais une vue plongeante à ma gauche sur la petite terrasse couverte désormais fermée par des baies vitrées. C'est grâce à cette terrasse que j'ai reconnu l'immeuble qui a perdu beaucoup de son lustre d'antan "Art Déco" "années 30" (crépi blanc et marbre dégradés, dépolis, sales, aspect négligé, climatiseurs , linge étendu, paraboles qui parfois ont disparu mais les supports métalliques restent plantés dans les murs...)

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 Notre appartement ? un modeste 3 pièces : un double living et une chambre. Deux fenêtres au 2ème étage sur de petits balcons. Une chambre et un petit séjour (le double living). Sur la cour intérieure, sur un long balcon, une autre chambre, cuisine et salle de bains.

L'arbre malingre devant l'immeuble a manqué de tuteur et le parement de marbre de l'entrée est terne et dégradé.

 C'est de ce petit appartement que nous avons préparé notre départ définitif. Persiennes  fermées à cause des menaces, nous avons entassé l'essentiel dans des valises, abandonné tout et la clé à un déménageur et nous avons fui l'enfer avec nos 2 bébés. Ce  sont seulement nos souvenirs et nos tombes que nous laissions derrière nous et j'ignore la nostalgie. Notre noyau  familial et amical éclatait déjà dans une nouvelle diaspora. Et comment regretter de vivre en France, ce merveilleux pays et à Paris?
 Nous ne récupèrerons nos meubles que 10 mois plus tard. Nous avons, pendant ce temps, campé à Paris chez un oncle de Jac et à  Aubevoye chez ma soeur Josiane institutrice en Normandie qui occupait un appartement de fonction à la campagne. Et aussi dans l'arrière boutique de la pharmacie une partie de l'hiver. Nous avons eu de la chance. Nous étions vivants. Nous n'avions pas grand'chose mais les objets les plus précieux et les moins encombrants, faciles à subtiliser, manquaient dans le cadre du déménagement .


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 Le linteau du portail d'entrée orné de motifs en mosaîque épurés jusqu'à la géométrie. Chambranle en beau marbre à formes géométriques simples. Portail en verre pour laisser passer la lumière avec grilles aux lignes parallèles. Décoration soignée caractéristique de " l'Art Déco" de l'entre- deux- guerres. Tout semble dégradé, les murs blancs et le marbre sont ternis et sales, la mosaîque aussi. Méconnaissable !  
 Mais Zina attend au volant sur le trottoir en face et je dois faire vite ! Dans le charroi infernal de véhicules j'ai en hâte pris pour mes enfants quelques clichés de loin sans pouvoir traverser le boulevard avec son flot de véhicules, pénétrer dans l'immeuble et surtout de si loin vérifier le numéro !

  Maintenant en route pour la clinique jadis d"accouchement Solal. Mais d'abord une étape au Telemly dans une excellente pâtisserie, la meilleure d'Alger d'après Zina. Elle y a commandé des gâteaux pour moi.

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Telemly est un beau quartier. Depuis l'auto en marche.Villas et boutiques de luxe. Robes brodées de fils d'or.


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L' amie de Zina offre deux tartes au décor de pâte d'amande très raffiné que "les voisines" seront invitées à  partager avec nous.





 



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 Belle équipe de vendeuses. Une quinzaine d'ouvriers pâtissiers travaillent aussi  dans cette pâtisserie.
  Je regagnerai Paris avec des gâteaux que Zina s'est escrimée à caser dans mes bagages.

  Il ne me reste plus qu'à faire quelques clichés de la clinique où sont nés mes deux enfants rue Claude Debussy. Mais la rue est très étroite, en pente et dans  les embouteillages nous avançons au pas. Impossible de stationner ! Zina me dépose en hâte pour quelques clichés sur un trottoir étroit et mettra une demi heure pour faire le tour du pâté de maisons et me récupérer. J'ai beaucoup piétiné mais enfin j'avais mes photos ! Merci Zina !

 Cette clinique, bel immeuble des années 20-30 est devenue un centre de cancérologie et je n'avais pas envie de m'attarder, après avoir vu sortir un vieux monsieur malade exsangue.

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Extérieurement le bel immeuble tout blanc n'a pas changé hormis les inscriptions en arabe en lettres d'or. Cet immeuble est exactement de la même architecture "Art Déco" géométrie, équilibre, rythme, couleurs et ordre que l'immeuble du bd Gallieni qu'on a laissé se dégrader.

 


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  Ce décor existait quand la clinique était une maternité.  Je resterai sur cette image.



 
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Et nous avons fini l'après-midi de 15 à 17 h au hammam où j'ai pu prendre quelques photos après le départ des femmes, juste avant l'arrivée des hommes. ( voir en VIII : le bain maure 2014) . On avance dans l'établissement vers la salle de sudation et la vapeur est de plus en plus dense.

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On ne voit pas grand'chose dans cette vapeur, un peu suffocante au début.

  Enfin retour à Fort de l'eau. La douce Fahima prépare les beignets et les cadeaux, même des oranges, arrivent pour mon départ le lendemain.

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